Enfant de l’héritage intellectuel de Horst Rechelbacher, fondateur d’aveda en 1978, la ‘nature’ et sa protection me tiennent ardemment à cœur. C’était à la fois un coiffeur et un visionnaire qui a insufflé une conscience au métier. Je me suis mise en quête de ce legs, tout d’abord près d’ici, puis via l’Italie jusqu’à Taiwan pour y trouver les produits ‘verts’, biologiques, biodynamiques et durables. Bref, le vert sous tous ses aspects.

Il m’apparut bien vite que ce ne serait pas chose facile. Quelques grands noms des cosmétiques capillaires ne souhaitaient pas collaborer parce qu’ils n’avaient rien à dire au sujet des ‘cosmétiques naturels’ ou n’en avaient pas le temps. Ce n’est plus un secret désormais, le changement de mentalité devra venir des plus petits. Les grandes entreprises – nées la plupart après la seconde guerre mondiale – fonctionnent avec des structures et des modèles de pensée des années 50.
L’ère du numérique provoque manifestement des glissements de terrain dont nous ne pouvons prédire l’issue. La recherche et le désir d’authenticité et de qualité nous ramènent à la nature et à l’individu. Précisément des éléments dont nous percevons très peu de choses encore de nos jours. Ce n’est pas un hasard si Ayn Rand nous est restée à l’esprit avec son roman La Source vive. Rand y esquisse l’homme et la vie comme une balise, un architecte qui se hisse au-dessus des carrefours sombres de la société industrielle et capitaliste et prône ‘la possibilité de les dépasser’! Ivo Van Hove a adapté pour la scène son roman à Amsterdam, l’année dernière. Une expérience singulière, inoubliable, qui incite à penser, aujourd’hui encore.
Le même phénomène se produit dans l’industrie automobile, dans l’alimentation, les matériaux de construction, où quelques individus parviennent à sortir du lot… Les mégaentreprises sont trop massives pour changer rapidement et la pétrochimie a régenté l’ordre du monde pendant plus de 50 ans. L’ère numérique perturbe les modèles économiques actuels et le changement ne se fait pas sans cahots ni soubresauts. Car si belle que soit la théorie, la pratique est affaire d’hommes. Homo homini lupus est, l’homme est un loup pour l’homme, c’est-à-dire son pire ennemi. Partout dans le monde, l’homme s’est aliéné de la nature. Le lait vient d’une brique, le poisson d’un fish stick. L’homme ne s’en considère plus comme une partie intégrante, comme les siècles passés. De tout temps, des animaux et des plantes ont disparu, mais jamais au rythme effréné que nous connaissons aujourd’hui.
Reste que la nature n’est pas par définition synonyme de bien et la chimie, de mal. Songez à la vache, le plus grand producteur mondial de méthane !!! La vache n’est pas polluante en soi, car la nature possède une immense faculté de régénération. Mais seulement jusqu’à un certain point, jusqu’à une certaine quantité. « Rien n’est bon, rien n’est mauvais, tout dépend de la dose. » Une fois qu’une limite est franchie, la chimie n’opère plus en harmonie. Il semble toutefois que chemin faisant, l’homme ait perdu sa faculté de penser à long terme du fait de la mondialisation. La pollution n’est plus linéaire, mais exponentielle. Il faut donc que s’instaure d’urgence un renversement fondamental de mentalité pour changer le système qui est censé protéger les professionnels. Si chacun continue à attendre que ce soit l’‘autre’ qui agisse, nous allons tous droit dans le mur. Ou plutôt, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis. Et cela éveille immanquablement en moi l’idée contenue dans le livre Collapse de Jared Diamond. Il est anthropologue et a cherché à trouver une explication à la disparition brutale des grandes civilisations. Dans son chapitre consacré à l’île de Pâques – aujourd’hui un rocher pelé peuplé d’immenses têtes en pierre – qui fut jadis boisée et habitée, il pose la question : que s’est-il passé dans l’esprit de l’homme qui y a abattu le dernier arbre ?

Rôle de pionnier

Dans cette société vouée au fast-food, au fast-move et au fast-money, le travail de pionnier coûte de l’argent, beaucoup d’argent pour parvenir à une nouvelle approche, à un business plan et à un marketing ‘lents’. Prenez l’exemple de la voiture électrique et d’Elon Musk. Il a investi toutes ses possessions dans la Tesla. Jusqu’à ce jour, il n’est pas sûr qu’il parvienne à s’imposer dans l’industrie automobile. Tout comme la Fisker, la Tesla a vu le jour en Californie, berceau de l’électronique et à bonne distance des puissants lobbies de l’automobile. Grâce Elon Musk, l’ensemble de l’industrie automobile s’est mis en mouvement et à terme, les voitures ne consommeront plus de pétrole. Voilà bien longtemps déjà que nous savons que cela ne peut pas durer. Et pourtant, nous continuons.
Chez les coiffeurs, la conscientisation et l’approche verte sont presque toujours la conséquence de confrontations personnelles avec des irritations, des allergies, de l’eczéma, de l’asthme, un cancer, etc. Car, si le client est exposé une fois par semaine à des produits chimiques particuliers, comme le laureth sulfate de sodium (tensioactif ou agent moussant synthétique), le coiffeur y est exposé en permanence. Le SLES est présent dans de nombreux nettoyants.
D’après Jean-Yves Berlemont – coiffeur et responsable d’une chaîne de franchisés belge pendant de nombreuses années – « nous savons depuis des années que le lauryl sulfate de sodium est mauvais pour la peau. Une dose sur la peau entraîne une déshydratation de 9 jours ! Il modifie la fonction de la barrière cutanée par la déshydratation, rendant la peau perméable et fragile. Il est pourtant encore présent dans les shampooings. C’est en effet un agent moussant efficace et bon marché et les gens associent en effet encore mousse et propreté. Un mot d’explication s’impose donc. » JYB, une gamme de cosmétiques biologiques certifiés, est produite à Bruxelles depuis 2012 et emballée sous vide. Il ne faut donc pas de conservateurs et le premier shampooing est en cours de fabrication. Le changement de mentalité est difficile et d’une affligeante lenteur.
Nous l’avons constaté également lors de notre visite chez Carin Haircosmetics à Middelkerke, en compagnie de Wouter Laleman et de Mario Verhelst. Cette entreprise belge produit des cosmétiques capillaires depuis 1965 et a été l’une des premières à lancer une protéine bio pour réparer les cheveux. « Nous surveillons le marché et continuons à écouter nos clients, dit Wouter. C’est la raison pour laquelle nous avons développé un système de coloration permanent sans ammoniaque. Nous introduisons des produits naturels là où nous le pouvons afin de rendre une formule plus douce pour les cheveux : du boswellia serrata, de l’huile d’argan et de la protéine de blé, par exemple. Nous reformulons régulièrement nos shampooings et après-shampooings non seulement parce que la demande évolue, mais également l’offre des matières premières, et que nous optons toujours pour la solution la plus efficace et la plus respectueuse de la peau. Un de nos clients avait une allergie à presque tous les ingrédients chimiques d’un shampooing. En réponse, nous avons développé le Botéa Pure Shampoo 0.0. Il y a entre-temps une demande pour ce produit. « Cette formule nettoyante ultradouce est à base de noix de coco et de fructoses, ajoute Mario Verhelst, responsable du labo. Elle ne contient pas de colorants, de parabènes, de lauryl sulfate de sodium ou de laureth sulfate de sodium, de parfum ou de silicones. »
Le client comme le coiffeur entend parler de ‘naturel’ à tour de bras. Mais rien n’est fixé sur le plan légal. Il suffit d’ajouter quelques gouttes d’huile essentielle à une formule chimique pour pouvoir indiquer ce mot sur l’emballage. Et pour le quidam, il reste impossible de comparer entre eux tous les labels ‘bio’ sur le marché.

Naturel, bio ou végétal

Il existe aujourd’hui un certificat bio (Organic) européen pour les agriculteurs, les cultivateurs, les producteurs, etc. Ecocert faisait également autorité sur le plan des cosmétiques bio, mais l’obtention d’un tel label est coûteuse pour les petits producteurs. Il existe aussi Natrue et Presidio Slow Food. Ces derniers vont encore bien plus loin, car les ingrédients actifs intégrés dans une formule cosmétique doivent provenir de producteurs traçables du pourtour méditerranéen. On part ici du principe que ce qui est bon pour notre estomac et donc aussi pour notre peau l’est également pour la planète. C’est peut-être nouveau pour le consommateur occidental, mais c’est la base par excellence de la médecine traditionnelle indienne.
Et cela nous ramène à Horst Rechelbacher, au Clove Shampoo qu’il a élaboré dans sa cuisine et à la création d’aveda. Il a souscrit au principe du Cradle to Cradle, a collaboré avec la tribu brésilienne des Yawanawa afin de cultiver de l’uruku (utilisé dans de nombreux produits d’aveda) et de reboiser leur parcelle de forêt amazonienne. Lorsqu’il a lancé les Intelligent Nutrients en 2006, il a franchi un nouveau pas. Presque toutes les matières premières sont cultivées dans le centre de cure d’Osceola (sauf pour ce qui est de la technologie des cellules souches écologiques d’Italie, du jasmin d’Inde et d’Égypte). La gamme IN possède le label certifié biologique USDA et peut donc être ingérée !
Au cœur de la gamme se trouve Intellimune, un mélange de puissants antioxydants naturels parmi lesquels la framboise rouge, la canneberge, le cumin noir, le potiron et le raisin noir certifiés bio pour stimuler le système immunitaire, réduire les inflammations, combattre les radicaux libres et ralentir le vieillissement précoce inutile. Il est présent dans tous les produits pour les cheveux, la peau et le corps. Les graines pressées à froid et les cellules souches végétales constituent la base de bon nombre de formules. « Vous pouvez bien sûr ne pas tarir d’éloges pour certains produits, mais je vois tout simplement comment ils agissent sur les cheveux et la peau, dit Christine de Xantippe. Les gens viennent de loin pour IN et une fois qu’ils l’ont essayé, ils l’adoptent. C’est cher et cela demande des conseils, parce que cela exige une approche globale. » Mais la beauté et la santé durables ne sont-elles pas un investissement pour l’avenir ? Le vôtre et le mien ?

Beauté durable

« Pour améliorer et embellir le monde, mieux vaut commencer par soi-même, » tel était le point de départ de Steven Ko en 2002. Fondateur et cheville ouvrière d’O’right (le O symbolise la planète bleue, la Terre), il est allergique à une foule de composants chimiques et ses parents sont morts du cancer et d’une insuffisance rénale. Aussi a-t-il décidé, en compagnie de quelques collègues étudiants ingénieurs d’Australie et d’Amérique, de rendre le monde plus sûr et plus beau sans produits chimiques ni métaux lourds. « O’right fabrique des produits naturels, purs et écologiques, à partir de matières premières biologiques et issues du commerce équitable. Et nos emballages sont en quelque sorte le remboursement d’une dette vis-à-vis de la planète. Ceux-ci comprennent des semences de plantes et d’arbustes à mettre en terre. Une manière singulière pour littéralement semer un ‘espoir vert’. » Le quartier général vert d’O’right à Taiwan fait depuis 2012 figure de cas d’école dans la construction et la production durables et attire de nombreux visiteurs. L’entreprise durable et les formations vertes vont de pair. Les formations dans les salons mettent l’accent sur des modes de travail et de vie, sur toute une série d’outils et de conseils applicables directement dans la vie quotidienne. Ils nous présentent leur shampooing le plus vert, le ‘tree-in-the-bottle’, car ce flacon peut faire pousser un arbre. Mais il y a aussi un floral-box… et une action avec du marc de café (ne boit-on pas beaucoup de café dans les salons ?) et tout ce que cela permet de faire. O’right est un ‘projet vivant’ qui œuvre chaque jour au développement de la voie verte intelligente, en compagnie de 7000 salons de coiffure, rien qu’à Taiwan.
« Ce sont les coiffeurs qui m’ont convaincu de poursuivre avec Oway, dit Bruno Batens, Jeunesse Hair & Beauty. Cette marque italienne a vu le jour en 2008 et travaille avec des formules italiennes douces qui intègrent à chaque fois un ingrédient actif biodynamique, un ingrédient bio et un ingrédient équitable. S’il s’agissait au départ d’une niche où nous perdions des clients, je constate que nous touchons aujourd’hui 25 % des salons de coiffure belges. Ils sont prêts. Les colorations sans ammoniaque ont la cote. Grâce aux sulfates de coco, bien plus doux, il y a nettement moins d’allergies. Ces dernières sont sensiblement plus fréquentes dans les salons ces dernières années. »
Les cosmétiques capillaires italiens évoluent clairement vers le bio. Plusieurs générations produisent des cosmétiques pour les cheveux dans ce pays, et ce n’est pas un hasard. Les entreprises familiales à la tête de propriétés gigantesques cultivent elles-mêmes de manière durable les plantes qu’elles ajoutent à leurs formules, sont très attentives à leurs emballages et améliorent sans cesse leurs chaînes de production. Par le passé, nous avions déjà découvert Villa Lodola, Philip Martin…
Nous avons découvert Davines, une marque de cosmétiques italienne, à Bologne en 1996. À l’époque, elle s’illustrait avec un message ‘durable’ et un imposant stand fait de cylindres en carton recyclable et conçu par l’architecte japonais Shigeru Ban. L’idée de base de Davide Bollati, propriétaire de l’entreprise familiale, à savoir que « la beauté doit être durable et donc bonne pour le corps et pour notre planète », n’a fait que se renforcer durant les 33 années d’existence de la marque. « Davines ne veut pas être la plus grande, mais bien la plus belle et la plus éthique, grâce à l’engagement de tout un chacun. » La gamme est encore toujours ‘transparente’, tant sur le plan du contenu que de la production. Une unité de production totalement ‘propre’ est actuellement en construction et comme ‘propre’ ne doit absolument pas rimer avec ‘ennuyeux’, son directeur artistique Angelo Seminara donne du ‘brillant’ à chaque chevelure. Parallèlement, Davines collabore activement avec le Presidio Slow Food, un réseau de 10.000 producteurs qui œuvrent dans le monde entier en faveur de la biodiversité, tant dans le domaine de la gastronomie que dans celui des cosmétiques. En France, pas moins de 2500 coiffeurs travaillent avec Davines. La marque connaît un succès fulgurant aux Pays-Bas, alors qu’en Belgique, les choses avancent lentement. « Chez Davines, l’importance accordée à la beauté est une démarche à long terme, explique Bruno Lelièvre. À quoi sert-il de proposer du bio s’il n’y a plus de plantes ? Nous cultivons les plantes que nous transformons, nous devons donc porter grand soin à notre planète, nous rendre compte que l’eau que nous éliminons finit par se retrouver dans la chaîne alimentaire. Et nous continuons à chercher des améliorations et des produits entièrement biodégradables, car si nous osons affirmer au sujet de nos shampooings et après-shampooings qu’ils ne polluent pas la planète, que ce soit par leur production ou par leur utilisation, cela n’est vrai qu’à 50 % dans le cas des colorations. » À l’exclusion de l’oxydant, car ce dernier reste un polluant et un produit chimique incontournable dans une vraie coloration

La coloration, un chapitre à part

Au cours de mes 35 années de recherche d’une consommation moindre, responsable et ‘verte’, il me reste toutefois un endroit où le bât blesse ! La coloration. Aujourd’hui encore, je n’ai pas le courage de traverser la vie avec des cheveux gris. Un jour, alors que j’avais renoncé à la coloration pendant trois mois et que le gris reprenant le dessus, ma fille m’a dit que je paraissais dix ans plus âgée ! Je me suis immédiatement remise en quête d’un coiffeur qui travaillait avec des colorations naturelles.
La première proposition était à base de henné. Issue d’un arbuste d’Afrique du Nord, cette plante est utilisée depuis plusieurs milliers d’années pour colorer les cheveux et la peau. Il y a quelques années, il y a eu une campagne visant à décrier le henné et même à prétendre qu’il était cancérigène. Une foule de toxicologues se sont penchés sur la question, mais rien n’a pu être prouvé. On a quelquefois mesuré des résidus de métaux lourds, mais ceux-ci n’avaient en fait rien à voir avec le henné proprement dit. Par la suite, on a également pointé du doigt le lawsone (2-hydroxy-1,4-naphtoquinone) dans la coloration semi-permanente. C’est le pigment de la plante Lawsonia inermis qui donne sa couleur rouge au henné. Les contrôles sont stricts et les problèmes sont terminés. Mais le noir, ce n’est malheureusement pas possible naturellement.
Chez Couleurs Gaia, les pigments végétaux proviennent d’Inde. Basés sur les connaissances ancestrales de l’ayurvéda, ils sont composés de telle sorte qu’ils constituent un véritable soin des cheveux. Le coiffeur doit toutefois apprendre à les utiliser, car l’approche est toute différente, mais ils sont une solution pour toutes celles qui sont allergiques aux formules chimiques. Il y a aussi le problème de la composition de la couleur, mais les résultats sont étourdissants. Les couleurs pâlissent, mais moyennant des soins à domicile adaptés, les résultats sont vraiment très attrayants.
« Si nous voulons être honnêtes, nous devons reconnaître que la coloration naturelle n’existe pas, il faut TOUJOURS recourir à un élément chimique pour ouvrir les cuticules de sorte que le pigment puisse pénétrer pour colorer. Si vous appliquez une couche superficielle, elle disparaîtra avec le shampooing suivant et elle ne sera pas en mesure de couvrir entièrement les cheveux gris. Les colorations végétales donnent de beaux résultats, mais nécessitent plus de préparation et d’intenses soins ultérieurs, » dit Hervé du Biokapper. Il (dé)colore depuis des années avec de l’argile, de l’eau et, en été, avec la lumière solaire. « Nous n’avons rien inventé, les Égyptiens, les Vénitiens le faisaient déjà, sans causer de dommages à la nature. »

Nouvelle génération de consommateurs ?

On constate manifestement une évolution, notamment dans la formulation des shampooings. Ceux-ci nettoient en profondeur, mais aussi en douceur grâce à des ‘micelles’, qui sont à la fois hydrophiles et lipophiles, forment moins de mousse, offrent plus de tolérance, sont meilleures pour l’environnement, l’homme et les poissons. Ils sont exempts d’agents moussants chimiques, de parabènes, de phtalates, de silicones et de parfums. C’est possible, et cela ne doit pas obligatoirement être hors de prix. Et puis, qui pense aux poissons lorsqu’il verse un déboucheur ou des détergents dans son lavabo ? Pourquoi autant de produits chimiques pour nettoyer une salle de bains ? Ajoutez simplement un peu de vinaigre dans votre eau de nettoyage. Il dégraisse et détartre. Et jetez donc votre marc de café dans votre évier, ce déboucheur naturel élimine par ailleurs les mauvaises odeurs et n’est pas nocif pour l’environnement. Offrez par exemple à vos clientes un cabas fabriqué à l’aide de bouteilles en plastique recyclées et mettez-le joliment en valeur dans votre salon. Si vous introduisez des éléments verts dans votre salon, faites-le savoir sur les médias sociaux. Plus cela se sait, mieux cela vaut. ‘Répandez la nouvelle’ de sorte que le message vert parvienne également aux communes, aux autorités, aux scientifiques. Cela ne va pas très vite, mais la méthode durable est, à terme, la seule, et elle est irréversible.

Lexique

Ammoniaque
L’ammoniac est à température ambiante un gaz incolore et toxique présentant une odeur piquante caractéristique. Il est soluble dans l’eau en très grandes quantités : NH3 + H2O > NH4+  + OH-. Cette solution est appelée ammoniaque et est basique. Les solutions d’ammoniac diluées dans de l’eau sont appelées ammoniaque. Cette solution aqueuse contenant du gaz ammoniac est utilisée en cosmétique.

Kératine
Les cheveux sont constitués à 95 % de kératine. Extraite à l’origine des crêtes de coqs et de la laine de mouton ou kératine hydrolysée. À nouveau très populaire en raison de son pouvoir réparateur sur les cheveux. À l’heure actuelle, il s’agit presque toujours de kératine végétale ou de protéine de blé hydrolysée.

Parabènes
Leur structure chimique ressemble étonnamment à celle des œstrogènes. Les parabènes peuvent engendrer des perturbations hormonales. En fonction de la dose, le corps pense qu’il reçoit un appoint d’œstrogènes : prise de poids, dépression et il est même question de cancer et de malformations congénitales.

Pesticides
Les pesticides chimiques ou biocides sont utilisés pour lutter contre les maladies, les infections, les mauvaises herbes ou la vermine. Ils tuent bien plus que la cible visée, songez par exemple à la gigantesque mortalité chez les abeilles. La toxicité du glyphosate fait l’objet de discussions depuis de nombreuses années. En Allemagne, une étude a établi un lien direct avec le cancer. La cigarette des années 70 n’était-elle pas, elle aussi, inoffensive ?

Glycérine
Plus précisément le glycérol, peut être d’origine animale ou végétale. Hydrolyse d’une graisse ou d’une huile, c’est généralement un mélange de 80 % de glycérol et de 20 % d’eau.

Phtalates
Produits chimiques qui permettent au plastique de rester souple et flexible dans toutes sortes de produits, par exemple les bouteilles ou les ceintures. On les retrouve partout – y compris dans les produits capillaires. Ils empêchent le parfum de se volatiliser et contribuent, dans les produits capillaires traditionnels, au lissage, au coiffage ou à la fixation des cheveux. Ces perturbateurs hormonaux, qui causent probablement l’hermaphrodisme chez les poissons, ont de graves répercussions sur les enfants et les femmes enceintes. Un lien a définitivement été établi avec divers effets, comme la puberté précoce et la féminisation chez les garçons. Ils produisent également des dioxines qui polluent l’air, le sol et l’eau.

Sulfates
Les détergents, les tensioactifs ou les agents moussants affadissent la couleur des cheveux, perturbent les huiles naturelles et les mécanismes de protection de la peau, entraînant des irritations. Le lauryl sulfate de sodium (SLS) et le laureth sulfate de sodium (SLES) sont les plus connus, tandis que le sodium coco sulfate (SCS), moins agressif, engendre moins de problèmes, mais l’emballage ne peut en aucun cas mentionner ‘sans sulfates’.

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